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28 septembre : le Gang des Bourdons

Si, quand on vous dit "valse", "mazurka", "cercle", "chapelloise", "scottish" ou "bourrée", vous pédalez confusément à la recherche du lien entre un ex-premier ministre exilé en Catalogne attendant en vain que la France l'appelle, un canon anti-char russe, un vin de messe aromatisé à la framboise, ou un berger en kilt porté sur la boisson, la prochaine Veillée saura, gageons-le, remettre les pendules à leur place.

C'est à un bal trad qu'on vous convie cette fois-ci : on va pousser les tables pour laisser la place au Gang des Bourdons et à ceux qui voudront bien danser au son des cornemuses, qu'ils soient frétilleurs confirmés ou souples comme une paire de tenailles.

Pour les puristes, il s'agit de la cornemuse du Centre (celle de George Sand), rien à voir avec sa cousine écossaise qui nécessite des bâtiments anti-sismiques.

Pour qu'il y ait de la place pour tout le monde, on installera des tables et des barnums à l'extérieur, pour dégager de la place dans la salle. Prévoir donc une petite laine en cas de météo écossaise. 

Côté cuisine, on vous prépare des planches à base de produits du coin, un coleslaw du jardin et du fromage blanc pour la bonne bouche.  Et évidemment, kéfir et jus de pomme maison, bière & vins à prix doux.

 

Comme d'habitude, l'entrée était gratuite pour les adhérents (1 € pour les autres), afin que vous gardiez vos sous pour les artistes... qui ont laissé l'intégralité du chapeau à l'association, mille merci à eux !)



JdC du 9 octobre 2024




Ne tirons pas sur les pianistes

 

Après avoir entendu un certain nombre de récitals de piano, rien ne me détend plus que de m'asseoir sur le fauteuil du dentiste, disait George Bernard Shaw. Heureusement, comme il n'y a plus beaucoup de dentistes dans le coin, vous ne pourrez pas couper à la prochaine Veillée, qui aura lieu le samedi 30 septembre, de 19h30 à minuit. 

D'ailleurs, ce n'est pas à un récital auquel vous aurez droit, mais à une vraie soirée autour du piano, avec rien de moins que trois pianistes : Eléonore, Anouck et Christian se relaieront toute la soirée pour nous faire partager leur univers musical, entre classique, pop, jazz, ragtime, swing, boogie woogie, chanson française, latin ou blues, ... On devrait croiser Brassens, Bach, Beethoven, Scott Joplin, Adele, Nougaro, Chopin, Chick Corea, Schumann, Imagine Dragon, Chet Baker, BB King, Bruno Mars, Scriabine, ou Herbie Hancock, peut-être même Richard Claydermann ?

Côté cuisine, on vous mijote une planche de saison avec des produits du coin, et même un fromage blanc pour la bonne bouche. Pensez à réserver d'avance, histoire qu'on ne se retrouve pas à vous décongeler une pizza de chez Sodexo...

Et côté bar, faites-nous confiance, vous ne risquerez pas la déshydratation.


Faut pas pousser mémé dans les orties

Pas la peine de vous la présenter, vous l'avez forcément déjà rencontrée, tirant sa carriole qui grince, aussi voûtée que si c'était une charrue. Ça vous revient ?  Elle a pas changé depuis que vous étiez petits, toujours capable de capturer une mouche sur la table de la cuisine, avant de la laisser repartir parce que le Bon Dieu, y fait pas des bêtes pour qu'on les tue par méchanceté. Alors qu'éplucher un lapin ou décapiter un canard, c'est autre chose, ça : c'est fait avec amour....

Elle a tout vu, elle y était. Et ce qu'elle a pas vu-de-ses-yeux-vu, elle le sait de source sûre. Une fois, elle est même allée au marché à Sancoins. Dans les années vingt. Mille-neuf-cent-vingt. Mais finalement, à quoi ça sert d'aller aussi loin voir le vaste monde, à part à perdre du temps pour revenir de jusqu'où t'es rendue ? Alors qu'y a bien assez d'ouvrage ici pour pas s'occuper des affaires des autres. D'toute façon, les gens de la ville, c'est tout des malappris. Y z'ont  pas de manières, comme qui dirait. 

Alors, samedi, vous êtes pas obligés d'enfiler les patins ou de vous mettre sur votre trente-et-un, mais vous avisez quand même pas de lui faire accroire que le Président Deschanel (un fort bel homme au demeurant) n'est plus de ce monde, ou de lui faire la moindre remarque sur la propreté de sa cuisine. Pas méchante pour un sou, mais pas commode non plus. Vous voilà prévenus.

Mais qui sait, si vous lui tapez dans l’œil, peut-être qu'elle vous offrira la patte de lapin qu'elle tient de sa grand-mère, celle-là même qui l'a tirée de bien des embarras ?